"Les carcasses de poissons en décomposition et les autres formes indescriptibles* que je voyais affleurer à la surface de la vaste plaine fangeuse faisaient régner une odeur pestilentielle. Peut-être était-il vain de tenter de mettre des mots sur l'indiscible hideur* que peut recéler une immensité stérile et absolument silencieuse." (image 11)
* Un exemple presque caricatural (car là, on frise le pléonasme ) du procédé narratif de Lovecraft : c'est indescriptible donc on ne décrit pas. Et c'est précisément cette impossibilité à décrire, c'est à dire à rattacher à un cadre d'expérience familier, donc rassurant, qui va conduire le héro de l'histoire à l'effondrement psychologique qui, lui, sera abondemment décrit par Lovecraft. Voir également les pages "La cité sans nom", " Les rats dans les murs ", " Le Festival ", " Le chien".